2. Smart City : fonctionnement et enjeux
- Alexandre Yeddou

- 19 mars 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 7 mai 2020

Smart city
Le terme est apparu en 2005 à la suite de travaux commun des entreprises Cisco et IBM.
Techniquement, il désigne le croisement des données d’une grande diversité de provenance et de secteur afin de fluidifier et d’améliorer en continu l’ensemble des services urbains (services publics, infrastructures). Ici le Big data, l’intelligence artificielle et la domotique sont les vecteurs essentiels de tout projet de smart city.
Par la suite, le terme s’est doté d’une connotation «green». En français on parle de ville intelligente et durable afin de désigner ces projets dans lesquels les technologies de l’information et de la communication sont mises au service du bien commun et de la gestion urbaine. La ville intelligente pense donc à son futur qui ne peut qu’intégrer automatiquement et massivement les sujets relatifs à l’environnement.
Smart grids
Pouvant être traduit par «réseaux intelligents» il s’agit de la partie technique, le support des smart cities d’un point de vue énergétique.
Plus précisément il s’agit des systèmes de distribution d’énergie (initialement cela ne concernait que l’électricité) intégrant l’automatisme et l’autonomie tant dans la demande que dans la production. Afin d’arriver à de tels objectifs, ces réseaux sont équipés de capteurs et de dispositifs de transmission et d’analyse informatique des données en temps réel.
En outre grâce à l'architecture des smart grids il est possible de produire efficacement de l’énergie mais également de la stocker avant de la distribuer.
Par quoi cela passe ?
Comme évoqué précédemment, la smart city se dote d’une multitude d’outils, on la dit «smart» car connectée, autonome, communicante.
L’un des piliers des projets de smart city est donc les smart grids (distribution intelligente d'énergie). Cependant ce n’est pas tout ! En effet, l’eau, internet, la gestion des flux, la sécurité de la population font également parti de tout projet.
Répondre à des enjeux sociaux, économiques et technologique
La Smart city semble donc être l’avenir des sociétés de demain. Cependant, si les promesses d’une ville plus démocratique, propre, sécurisée et dotée d’une mobilité plus fluide et optimisée sont enviables, elles devront être en mesure de répondre à certains défis pour être possible.
Tout d'abord, la question de la maturité et la sécurité des technologies se pose avec acuité.
En effet, pour fonctionner, la ville doit être équipée. Cet équipement doit être suffisamment «mature» pour répondre aux exigences précédemment évoquées, en constante évolution. Cette maturité se matérialise par des technologies de pointes pouvant s’articuler avec les anciennes infrastructures.
Ici la question des acteurs traditionnels du secteur est également en suspens. Certains étaient dotés de monopoles, d’autres semi-public. L’apparition de cette disruption du marché va donc pousser à repenser toute la chaîne de valeur. Aussi, il ne faudra pas entrer en contradiction avec les objectifs de sécurité (tant techniques que légaux).
D’autre part, l’interopérabilité des systèmes d’information se doit d’être efficiente.
Ce terme signifie que les différents réseaux doivent pouvoir se «parler», c’est à dire être capable d’interagir entre eux et avec l’extérieur. L’interaction doit se faire entre machines, entre individus et technologies et entre infrastructures et objets connectés. Tout cet ensemble doit pouvoir communiquer.
Par exemple, une application sur smartphone doit permettre à un individu d’en apprendre plus sur le fonctionnement du réseau de gaz de son quartier, son immeuble, puis son logement individuel. Pour se faire, les données récoltées doivent être analysées et retranscrites à l’utilisateur sous un format compréhensible, respectant la vie privée de ses concitoyens.
Enfin la question de la cybersécurité, principal enjeu développé au travers de ce site.
La sécurité au sein de la smart city ne pourra être mise de côté. De ce fait, des investissements privés et publics devront être suffisants pour pouvoir éviter toute attaque. Ils seront destinés à apporter une protection technique intrinsèque aux infrastructures et technologies, ce qui est détaillé dans l'article 4.
De plus, les citoyens doivent être formés et informés sur les risques qu’ils peuvent, sans le savoir, causer à la communauté. En cas d'atteintes, une réponse par le droit pourra pallier les défaillances techniques et humaines.



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